•  

    Le métro file

     

    Je suis parti

     

    De ma belle île

     

    Pour v'nir ici

     

     

     

    J'ai travaillé

     

    Pour trois fois rien

     

    Ce qui me fait

     

    Un peu plus chien

     

     

     

    Au creux d'un trou

     

    Peuplé d'autrui

     

    Les visages doux

     

    Grisent mon ennuie

     

     

     

    Marcher sans trêve

     

    Ça me tracasse

     

    J'ai plus un rêve

     

    Dans ma besace

     

     

     

    Dans le métro

     

    Je suis tombé

     

    Au rodéo

     

    Difficulté

     

     

     

    Pas après pas

     

    Les rides creusent

     

    Mon âme n'est pas

     

    Vraiment heureuse

     

     

     

    Ni vraiment triste

     

    Ni vraiment laide

     

    Le trapéziste

     

    Appelle à l'aide

     

     

     

    Je prend ma main

     

    Et me soulève

     

    Sur le chemin

     

    La lune se lève

     

     

     

    Le métro gronde

     

    Moi je souris

     

    Faisons une ronde

     

    Allez amis !

     

     

     

    La rame est pleine

     

    Je baisse la tête

     

    Contemple une plaine

     

    Dans ma silhouette

     

     

     

    Le roc durci

     

    Devient tranchant

     

    La plume écrit

     

    La soif du temps

     

     

     

    Une cicatrice

     

    Pour mieux lutter

     

    Contre les vices

     

    À partager

     

     

     

    Le métro grince

     

    Je suis parti

     

    Mon cœur me pince

     

    J'crois qu'j'ai grandi

     

     

     

    Avec mes peurs

     

    Et mon amour

     

    Avec mes pleurs

     

    Et mes retours

     

     

     

    Je construirai

     

    Une citadelle

     

    La nommerai

     

    Petite nouvelle

     

     

     

    Dans ma maison

     

    J'inviterais

     

    Les quatr' saisons

     

    Et les damnés

     

     

     

    Le métro chante

     

    Je suis rentré

     

    L'encre me hante

     

    J'en suis comblé

     

     

     

     

     

     

     


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    J'ai ouvert la f'nêtre sur une série de non-sens

     

    Me suis cogné la tête au bassin d'opulence

     

    Putain, putain, que le monde est beau, cette vie

     

    Me traverse de part en part, moi qui suis transit

     

    Comme une lame affûtée sur la douce crinière

     

    Du lion cosmos, serpent roi, soupèse les viscères

     

    Cisaille les gîtes des rescapés derniers planqués

     

    Dans leurs baraques d'or, et nazis oubliés

     

    Au bal où la sueur goutte d'aisselle en aisselle

     

    Qui payera l'addition ? car j'briserai la vaisselle

     

     

     


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    Au moins, à toi je me sens utile

     

    Pour un sourire d'un de mes gestes, d'un de mes mots

     

    En bordure d'une journée gâchée par l'incapacité

     

    Contre ton sein je me réfugie

     

    Quand le monde tourne vide

     

    Et quand les cieux innombrables ne parlent plus

     

    Quand les hommes rejettent mes pâles esquisses

     

    Un vers tendu en ta main

     

    Un thé d'un soir

     

    Une promesse d'amant glissé en ta paume

     

    Alors l'espoir scintille dans tes prunelles

     

    Et la société peut poursuivre son tourbillon incessant

     

    Nous rejetant encore un peu plus

     

    L'un dans les bras de l'autre

     

     

     


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